Des hommes armés ont arrêté, tôt ce lundi 25 octobre au matin, plusieurs dirigeants soudanais, dont le Premier ministre, après des semaines de tensions entre les autorités militaires et civiles de transition. Suivez en direct l’évolution de la situation.
• Le général soudanais Abdel Fattah al-Burhan a annoncé la dissolution des autorités de transition et décrète l'état d'urgence.
• Tôt ce matin, l'armée soudanaise a arrêté plusieurs dirigeants civils de la transition dont le Premier ministre Abdalla Hamdok.
• Depuis l'aube, de nombreux manifestants sont dans les rues de Khartoum alors que les syndicats appellent à de la désobéissance civile. L'armée a tiré « à balles réelles » sur des protestataires devant les quartiers généraux de l'armée en fin de matinée.
• La communauté internationale se dit inquiète suite au « coup d'État ».
■ Retour sur les événements des derniers jours :
Les civils avaient multiplié les mises en garde depuis plusieurs semaines « contre un coup d'État » fomenté par les militaires. Ces derniers jours, la tension était montée entre les camps des civils et des militaires. Le 16 octobre, indique l'AFP, des pro-armée ont planté leurs tentes devant le palais présidentiel où siègent les autorités de transition, partagées entre civils et militaires selon la transition qui devait s'achever en 2023. En réponse, le 21 octobre, des pro-civils sont descendus par dizaines de milliers dans les rues des différentes villes du pays, dans un joyeux festival pour, disaient-ils, « sauver » leur « révolution ». Depuis, le sit-in des pro-armée a débordé ailleurs dans Khartoum.
Le bloc civil, les Forces pour la liberté et le changement, qui a conduit les manifestations contre el-Béchir, s'est désormais scindé en deux factions qui s'opposent. L'armée et les forces sécuritaires, dirigées par d'anciens bras droits d'el-Béchir, ont multiplié les déclarations pour dire qu'ils ne peuvent pas remettre le pouvoir à des civils divisés entre eux. Jusqu'à présent, ce sont les militaires qui dirigeaient le Conseil souverain dont la présidence devait passer aux civils le 17 novembre.